Accessibility and Access Keys [0]
Compte tenu de l’immense superficie du bassin versant de la rivière des Outaouais et du nombre de personnes qui y résident, il n’est pas surprenant que la rivière soit menacée par des pressions provenant de différentes activités. Puisque nous dépendons de nos ressources naturelles, ces pressions se manifesteront toujours de façon réelle. Toutefois, pour préserver et protéger la santé écologique de notre réseau de rivières, il est nécessaire que l’on comprenne et prévoie les effets cumulatifs de nos activités. Parallèlement, il est essentiel que l’on élabore des solutions qui permettront aux générations futures de manger le poisson et de boire l’eau de la rivière sans crainte.
À l’heure actuelle, on ne s’entend pas sur la quantité totale de polluants déversés dans notre réseau de rivières provenant d’eaux usées municipales et industrielles, et encore moins sur celles qui proviennent de sources de pollution non ponctuelles comme le ruissellement des eaux pluviales urbaines, le ruissellement à partir des terres agricoles ou la navigation de plaisance. De même, on ne comprend que de façon limitée comment fonctionne la rivière en tant que système intégral. Par exemple, comment la rivière prend-elle sa forme? Comment réagit-elle à la construction des nombreux barrages, à l’augmentation du nombre de zones imperméables et à l’extraction des ressources? Au mieux, nous pourrions affirmer que les données de base dont nous disposons sont rares. Puisque la rivière relève de la compétence de deux provinces, ces questions ne sont complètement abordées ni par l’une, ni par l’autre. Pour bien faire, il serait nécessaire d’entreprendre une étude complète de l’ensemble du bassin versant.
Les pressions qui constituent des menaces générales pour la santé écologique de la rivière sont les suivantes :