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On constaté l’existence d’ algues toxiques de couleur bleu-verte dans les lacs et les fleuves de notre bassin versant. La Commission de la capitale du Canada a récemment fermé la plage d’O’Brien sur le lac Meech dans le parc de la Gatineau, suite à la découverte cyanobactéries échouées sur le rivage.
Si vous vous voulez savoir si le lac ou le cours d’eau de votre région est affecté, veuillez consulter la liste des lacs et rivières, établie à cet effet, par le gouvernement du Québec. Advenant le cas qu’il le serait, et que vous souhaiteriez aider à arrêter l’expansion de ces fleurs d’eau découvrez, ci-après, ce que vous pouvez faire :
Bien que les lacs en ontario, au même titre que des lacs au Québec, connaissent des épisodes de poussées de cyanobactéries, aucune liste n’est disponible en Ontario.
Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique
La fermeture d’une plage est une problématique environnementale complexe qui a des incidences aussi bien sur la santé publique que sur l’économie. Aussitôt que le taux de bactéries sur une plage publique est jugé « dangereux » pour les humains, les départements de santé municipaux locaux émettent un « avis de baignade interdite ».
En Ontario, lorsque le taux d’E. coli par 100 ml dépasse la norme provinciale de 100 unités formatrices de colonies (UFC), l’agent de santé provincial doit fermer la plage. Au Québec, les plages sont fermées lorsque le taux atteint 200 UFC par 100 ml.
La bactérie E. coli est une bactérie « indicatrice » utilisée dans l’évaluation des risques potentiels de l’eau sur la santé publique. La présence de cette bactérie dans les eaux de surface est signe de pollution fécale. Une bactérie indicatrice ne représente pas de risque direct pour la santé des humains, mais signale la présence possible de pathogènes dangereux, tels que la salmonelle, la shigella, les noravirus, les entérovirus, la cryptosporidie et le giardia. On retrouve ces pathogènes dans les sources humaines et non humaines de pollution par des matières fécales et elles sont jugées menaçantes pour la santé.
L’exposition aux bactéries entrainées par l’eau augmente le risque de contracter divers problèmes de santé tels que des gastroentérites, des infections des yeux, des oreilles et de la peau, et des crises respiratoires aiguës. Le taux de risque de contracter ces affections dépend de la concentration de pollution ainsi que du temps d’exposition à l’eau polluée.
Il se peut qu’un taux élevé de bactéries E. coli soit causé par le ruissellement des eaux pluviales à la suite d’une pluie abondante, de débordements d’égouts unitaires transportant boue brute et eau pluviale, de débordements d’égouts ou de fuites dans les tuyaux d’égouts. Les grandes populations d’oiseaux sont aussi tenues responsables du taux élevé de bactéries E. coli dans l’eau. Conséquemment, il n’est pas rare de voir une affiche indiquant une fermeture de plages urbaines dans le bassin versant de la rivière des Outaouais.
Les fermetures de plages ne sont qu’un des résultats de la présence de pathogènes d’origine hydrique dans nos eaux. Ces pathogènes constituent une menace potentielle pour notre eau potable, l’écosystème aquatique et la biodiversité.
Ainsi, durant l’été 2005, la plage publique de l’ïle Petrie à Ottawa fut fermée au public pendant 11 jours sur 71 en raison de taux élevés d’E. coli. De toutes les plages d’Ottawa, la plage de Westboro est celle qui ferme le plus fréquemment. La cause laisse les membres du personnel de la ville perplexes. Ils n’ont toujours pas réussi à déterminer la source principale d’E. coli après des années de contrôle des rejets d’égout près de la plage. Au cours de l’été 2006, la plage de l’île Petrie est la plage urbaine qui a été fermée le plus souvent.
À titre comparatif, les plages de Renfrew County en amont d’Ottawa n’ont jamais été fermées entre 2001 et 2004. Les plages publiques d’Arnprior le furent pendant six jours en 2003, par prévention, suite à un important déversement d’égout dans la rivière Madawaska.
Les villes d’Ottawa et de Gatineau affichent leurs données de surveillance sur le site web des plages municipales.