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Gouvernement de l‘Ontario : moratoire d’un an sur le prélèvement d'eau

Ce moratoire est une étape de plus franchie par le gouvernement de l’Ontario vers un appui total des arguments essentiels soulevés par Sentinelle Outaouais en février 2006 en ce qui concerne l’acceptation par le gouvernement précédent de la demande formulée par OMYA Canada Inc. pour le prélèvement de l’eau d’un des tributaires de la rivière des Outaouais : la rivière Tay. Toutefois, Sentinelle Outaouais suggère que le moratoire soit d’une durée de deux ans et que sa portée s’élargisse de sorte qu’elle tienne compte des considérations écologiques essentielles à un bassin versant en santé.

Nous sommes heureux d’apprendre l’annonce récente d’un moratoire d’un an sur certaines méthodes de prélèvement d’eau en Ontario qui permettra de préparer les budgets sur l’eau des bassins versants préconisés par la Commission d’enquête sur Walkerton.

Bien que nous pensions que le moratoire constitue un pas en avant, nous avons envoyé une lettre au gouvernement de l’Ontario afin de proposer l’instauration d’un moratoire de deux ans afin de donner le temps au comité de spécialistes techniques d’effectuer des recherches exhaustives, des consultations et des discussions auprès de citoyens qui ont cet enjeu à cœur et du comité de mise en œuvre.



Fichier à télécharger (v.o. anglaise) :

Letter to Environment Minister.pdf [taille : 0.07 Mo]


Il semble que les demandes additionnelles de prélèvement d’eau des clubs de golf et l’assèchement des puits de mine soient exclus du moratoire. Ils ne devraient pas l’être, puisque ces deux enjeux constituent une source de préoccupation pour, entre autres, le bassin versant de la rivière des Outaouais. L’aménagement de nouveaux clubs de golf, par exemple, semble avoir une grande incidence sur la durabilité du bassin versant dans les zones où le sol est très mince, comme à Lanark, à Leeds, à Grenville et à Ottawa. Par conséquent, des renseignements clairs et fiables sur le bilan hydrique doivent être mis à notre disposition avant que des engagements ne soient pris pour ces secteurs. De même, l’assèchement de grands sites industriels, tels que la mine Adams dans le cours supérieur de la rivière des Outaouais (qui, apparemment, dépasse le cadre géographique du moratoire actuel) pose un grand défi à la protection du bassin versant. De telles initiatives devraient être mises en attente d’ici à ce que les comités compétents se penchent sur la question.

Le mandat du comité de spécialistes techniques, tel qu’il est défini actuellement, se concentre tant sur les détails liés au volume d’eau prélevé qu’il ne tient pas assez compte des facteurs écologiques essentiels au maintien de la qualité de l’eau, qui vont bien au-delà du respect des normes minimales en matière de santé publique.

Nous avons par conséquent proposé que le comité de spécialistes techniques soit composé d’au moins un écologiste spécialisé dans le bassin versant, qui mettrait beaucoup mieux en évidence la perspective de l’intégrité écologique.


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