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Grandes orientations – les Sentinelles Urbaines de la rivière

Grandes orientations – les Sentinelles Urbaines de la rivière

Don Paskovich et John Almstedt habitent Westboro. Depuis près de 25 ans, ils se sentent concernés par la santé de notre rivière, surtout dans leur communauté. Don et John ont tous deux joué un rôle important dans les premières années de Sentinelle Outaouais. Ils comptent continuer à travailler avec leur communauté pour protéger et améliorer la santé de la rivière des Outaouais.

En tant que Sentinelles officielles, ils veulent faire porter leur attention sur la portion de rivière entre les rapides Deschênes et les chutes de la Chaudière. Cette partie de la rivière présente des particularités qui méritent d’être mentionnées :

Localisation

Rapides Deschênes: Il n’y a plus qu’un seul grand rapide sur toute la largeur de la rivière des Outaouais qui ne subisse l’influence négative ni d’un pont, ni du barrage d’Hydro, ni d’une construction quelconque.

Les Rapides Deschênes sont le débouché du lac Deschênes. En passant sur des dalles de grès l’eau forme des tourbillons d’eaux vives et cette zone reste ouverte toute l’année. Pas étonnant, dans ces conditions, que les rapides abritent le seul peuplement important de Podostémon cératophylle (Riverweed) – qui était abondant dans les autres portions rapides de la rivière maintenant fortement modifiées. Ces véritables ‘’poumons de la rivière’’ sont l’habitat de nombreux oiseaux aquatiques qui hivernent et de certains rapaces devenus rares, dont le gerfaut certains hivers, qui se nourrit à leurs dépens. Ces derniers rapides naturels de la rivière des Outaouais ont été malmenés par un pont inter-provincial et des constructions industrielles depuis plus de 100 ans. Ils ont été sauvés de la destruction à plusieurs reprises grâce à la vigilance et aux actions menées par divers groupes privés de riverains.

Canoe Triathlon

Belvédère de Kitchissippi : C’est un projet du Millénaire commencé en 1998. Axé sur la remise en état de la plage de Westboro, il a été entrepris pour montrer qu’une petite plage de proximité pouvait devenir un catalyseur et mobiliser une communauté sur des questions environnementales, historiques, sociales et récréatives. Les ressources sont venues d’un groupe d’habitants dynamiques qui ont travaillé en coopération avec un restaurateur et un pourvoyeur locaux, ainsi que la ville et la CCN. Au bout du compte, il y a eu création d’un petit café de proximité, une amélioration de la qualité de l’eau de baignade, des aménagements des rives, un kiosque historique et un lieu pour les fêtes des divers groupes de la communauté locale.

Aire de conservation du lac Mud et secteur Britannia: Un coin de nature en milieu urbain, le lac Mud est une zone étonnante, mélange de forêt et de marais. Ce secteur abrite des centaines d’espèces animales, dont des ratons laveurs, des grenouilles, des tortues, des renards, pour n’en nommer que quelques-unes. Ce paysage naturel urbain important sur le plan écologique est aussi un terrain d’observation idéal pour les amateurs d’oiseaux qui viennent par milliers chaque année pour contempler des centaines d’espèces différentes. Rien de tel qu’une promenade à pied à travers cette jungle urbaine facile d’accès pour échapper au rythme de la ville.

Chutes de la Chaudière: La rivière des Outaouais et les chutes de la Chaudière, à l’extrémité des plaines Lebreton sont belles à couper le souffle. Les eaux tourbillonnantes sont à l’origine de la formation de cette zone. Avec leur talent et leur ingéniosité technique, les gens de la région ont dompté la puissance de la rivière pour alimenter un siècle d’innovations sur les plaines Lebreton. Libérer les rapides était une partie de la vision de Grand-père William Commanda, et créer un lieu de récupération et de paix près de l’île Victoria.

Un gros souci : LES EAUX PLUVIALES

L’impact des eaux pluviales sur la qualité de l’eau de la rivière et des plages de la zone est un problème majeur. Les Sentinelles cherchent en ce moment à mettre en place des solutions positives à ce problème, à la fois très ancien et très complexe, qui est source de contamination par E. coli de la plage de Westboro et de ses environs. Comme les eaux pluviales sont à l’origine de la contamination, les Sentinelles ont entrepris de surveiller les résultats d’analyses de certains effluents et cherchent le meilleur endroit où créer des bassins de rétention sur des terrains publics. Ils veulent aussi encourager les riverains à être plus vigilants en ce qui concerne leurs propres rejets.

Don, John et les autres membres de la communauté envisagent d’informer le public sur les conséquences des eaux pluviales, à la fois pour la ville, la santé et notre rivière. La ville a fourni des données qui nous ont permis d’établir une carte des déversements des eaux pluviales, qui montre d’où viennent les tuyaux qui débouchent dans la rivière et où vont les bouches d’égouts. De cette façon, chacun sera capable de faire le lien entre ses propres actes et leurs conséquences sur la rivière des Outaouais.

Autres problèmes en vue :

Les boues d’usines de traitement des eaux: Les deux plus grosses usines de traitement des eaux d’Ottawa, situées à Britannia et l’île Lemieux sur la rivière des Outaouais. Ensemble, elles rejettent dans la rivière 545 tonnes de ‘’déchets de traitement’’ contaminés à l’alun chaque année. Ce sont les boues qui restent à la fin de tous les traitements chimiques destinés à purifier l’eau de la rivière. Les débordements des usines de purification ne respectaient pas les normes provinciales les années passées.

Maintenant, il existe quatre façons de disposer des boues de traitement :

Dépotoir à neige de Bayview: Le dépotoir à neige de la route Bayview, juste au nord de la rue Scott, continue d’être un problème, même si la municipalité a promis de le fermer en 2009. C’est une préoccupation des habitants du voisinage depuis 15 ans. Ce n’est pas une zone convenable pour un dépotoir, à cause des effets de l’eau fonte sur l’environnement. Cette eau, qui contient du sel, des graisses, des déchets de carburants, des déjections animales… se déverse directement dans la rivière des Outaouais via les égouts, à moins de 100 mètres de là.

Sculture

Constructions sur les plaines Lebreton: Ce projet d’immeubles est le plus grand projet réaménagement des friches industrielles dans l’histoire d’Ottawa. Le site est un ancien quartier à la fois résidentiel et industriel, tombé en déclin et resté inoccupé depuis sa démolition au milieu des années 60. Le projet comporte une phase de décontamination des terrains de surface, contaminés par les diverses activités industrielles antérieures. Une fois le sol nettoyé, les travaux du bâtiment pourront commencer. L’une des premières constructions inclura des aires résidentielles, commerciales, récréatives qui comprendront toutes des installations sanitaires d’alimentation en eau, de collecte d’égouts et d’eaux pluviales, et autres équipements. Le réseau de collecte des eaux pluviales et les aménagements qui y sont reliés représenteront 4.5 km. Les équipements pour les eaux pluviales incluront des biofiltres, des étangs de retenue, et un système d’interception appelé ‘’stormceptor’’ pour les particules en suspension, l’essence et autres polluants. Pour en apprendre plus sur ce projet, cliquez ici.

Les Sentinelles de la rivière souhaitent travailler en collaboration avec d’autres groupes qui sont en pointe dans la gestion de ce genre de situations.

Contact:
Don Paskovich courriel téléphone : 613-729-1515
John Almstedt “courriel”john.almstedt@sympatico.ca téléphone : 613-728-1043


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