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Pour certaines personnes, le fait de parcourir la rivière en pagayant est un gage d’amour pour la rivière et son écologie. La rivière des Outaouais est en réalité une rivière incroyable pour les pagayeurs. Elle leur procure une joie palpable, l’ivresse de l’aventure, un rapprochement avec la nature, un rappel de l’histoire, un renouveau spirituel… autant de raisons pour lesquelles les pagayeurs répondent à son appel.
Des milliers de personnes s’engagent sur la rivière à bord de leur canoë, de leur kayak ou de leur canot pneumatique. Des dizaines de clubs de canot-kayak et d’organismes pour les jeunes permettent également de profiter de la rivière pour se détendre ou pour acquérir des compétences en leadership. Les pagayeurs de la rivière des Outaouais ressentent fortement le lien étroit entre la santé de la rivière et leur propre bien-être.
Grâce à son cadre naturel et à son hydrologie, de même qu’à la vision et au travail acharné des entrepreneurs et de leurs communautés, la rivière des Outaouais semble être devenue la plus importante destination d’écotourisme et d’aventures de canot-kayak au monde. Une seule zone de la vallée de l’Outaouais, le Rocher Fendu près de Beachburg (en Ontario) et de Davidson (au Québec), réputée pour ses descentes en eau vive, compte pas moins de cinq grandes entreprises de descente en eau vive et quatre centres de formation de canot-kayak.
En amont du lac Témiscamingue jusqu’au confluent du Saint-Laurent, des dizaines d’autres entreprises touristiques offrant des services de canot-kayak sont installées de part et d’autre de la rivière. Cette industrie emploie directement plus de mille personnes et indirectement des milliers d’autres dans les secteurs du tourisme, de l’équipement de plein air et autres. Il est bien évident que de préserver la durabilité écologique de la rivière des Outaouais relève du bon sens économique et est particulièrement important pour ces entreprises.
Les pagayeurs de la rivière des Outaouais qui fréquentent des tronçons particuliers de la rivière recueillent systématiquement des données qui servent à vérifier la qualité de l’eau. Ils signalent les événements d’intérêt qui ont lieu dans leur communauté et qui pourraient avoir une incidence sur la rivière. Les organisations de canot-kayak offrent du soutien pour la surveillance et le nettoyage, amassent des fonds pour la rivière et servent de voie de communication à la sentinelle. Les entreprises de canot-kayak, quant à elles, aident à amasser des fonds et ont un poids politique en tant qu’intervenants économiques importants dans le bien-être de la rivière.
Si vous êtes intéressé à joindre les rangs des pagayeurs de Sentinelle Outaouais, veuillez communiquer avec Laurel Rosene.
Depuis le début du printemps, Laurel a déjà parcouru les rivières Carp, Mississippi et Jock…
Voici, dans sa version originale anglaise, le récit de ses dernières aventures et observations à titre de surveillante de la rivière.
What a wonderful season. The air is fresh, the water cold and glimmering in the sunlight – the river goes along calmly, and then you can hear the crescendo building up around the corner where the rapids start.
These small tributary rivers that only come alive in the Spring for a short while are so alive with movement and take you through the back door of forests, fields and yards of people that live on the banks of the water.
The Carp River is a lovely run. No one would guess that the trickle moving through Kanata’s back yard is such a noble ribbon of life running full throttle all the way to the Fitzroy dam, joining the Mighty Ottawa. It’s the first time I have been out and heard my friends chat about ice on their thigh straps. My feet were freezing in the water that had pooled around them in the bottom of my canoe.
All in all, you could see the folks that border the river kept their livestock fenced about 30-50 ft away from the water. However there was one farm that had terrassed ‘steps’ that went from the back end of the barn right to the river, and the run off from the barn went directly into the water.
Coming out of the Carp and into the Ottawa, rounding the curb of land into Fitzroy Park, I could see the massive dams and the water coming through in white turbulent masses of foam and power to my right. To my left, the water was more than a quarter of the way up the small trees that banked the river here. When I looked at everything around me a picture of the river being a body laid out under the sun, and the trees were its arms reaching up skywards, and today—likely only for a few brief hours under the sun—the trees looked as if they were wearing crystal bracelets made of ice. It was a cool picture. The icelets danced with the sun.
Laurel Rosene