Origine de son nom : Anciennement connue sous le nom de Kitche-sippi, la Grande rivière, la rivière des Outaouais se nomme en anglais « Ottawa River ». Le mot « Ottawa » est dérivé du terme algonquin « adawe », qui signifie
« commercer ». On appelait ainsi la tribu qui contrôlait le commerce sur la rivière des Outaouais. Le nom « Ottawa » a d’abord été donné à la rivière, puis à la ville.
Source : Le Lac Capimitchigama (Québec) situé à 250 km au nord d’Ottawa et à 290 km au nord-ouest de Montréal, dans la région administrative de l’Outaouais. L’installation la plus proche est Clova, un ancien village forestier où sont maintenant édifiés plusieurs chalets de pourvoyeurs. Clova a également une station de la ligne ferrovière de l’Abitibi (Via Rail).
Longueur de sa source à son embouchure : 1 271 km.
Distance de la ville d’Ottawa au confluent du fleuve St-Laurent : 150 km.
Perte d’élévation : La rivière passe de 430 mètres en amont à 20 mètres à son embouchure.
Débit mesuré au barrage Carillon : Débit moyen : 1 950 m3/s; plancher minimum : 301 m3/sec en 1971; débit maximal : 8190 m3/sec en 1976.
Superficie du bassin versant : 146 300 km2. Le bassin versant s’étend d’ouest en est de Shining Tree, en Ontario à St-Jérôme, au Québec et du sud au nord de Westport, en Ontario à Launay, au Québec. Il va d’Algonquin à Aiguebelle et de Témiscamingue à Tremblay. Il a deux fois la taille du Nouveau-Brunswick et est plus vaste que de nombreux pays, dont la Grèce, le Portugal, la Suisse, l’Angleterre, l’Écosse, la Bulgarie, Cuba et le Danemark.
Écarts d’élévation : 875 m. à Mont-Tremblant (QC) et 693 m. à Ishpatina, le plus haut point en Ontario.
Écozones terrestres : Bouclier boréal et plaines à forêts mixtes.
Parcs du bassin versant :
Ontario : Parc provincial Lake Evelyn Smoothwater, Parc provincial Larder River, Parc provincial Mattawa River, Parc provincial Samuel de Champlain, Parc provincial Westmeath, Parc provincial Ottawa, Parc provincial Algonquin, Parc provincial Upper Madawaska, Parc provincial Lower Madawaska River, Parc provincial Lake St. Peter, Parc provincial Driftwood, Parc provincial Fitzroy, Parc provincial Bon Echo, Parc provincial Sharbot Lake, Parc provincial Rivière Rideau, Parc provincial Silver Lake, Parc provincial Voyageur et Parc provincial Murphy’s.
Québec : Parc de la Gatineau (CCN), Parc national du Mont-Tremblant, Parc national d’Aiguebelle, Parc national d’Oka, Parc national de Plaisance, Réserve faunique La Vérendrye, Réserve faunique Papineau–Labelle et Réserve faunique Rouge–Matawin.
Principaux tributaires :
En amont de la rivière des Outaouais : Camachigama, Capitachouane, Chochouane, Darlens, Kinojéris, Blanquet et Wabi Creek.
Du lac Témiscamingue à l’embouchure : Kipawa, Montréal, Mattawa (43 km), Petawawa (187 km), Bonnechere (145 km), Madawaska (230 km), Mississipi (169 km), Rideau (146 km), South Nation (161 km), Rigaud, Maganasipi, Dumoine (129 km), Noire, Coulonge (217 km), Gatineau (386 km), La Lièvre (330 km), Blanche, Petite nation (97 km) et Rouge (185 km).
Plus grandes îles : Île aux Allumettes, Île aux Calumets et Île Kettle.
La rivière des Outaouais est reliée : au lac Ontario par le Canal Rideau et à la partie supérieure de la rivière et du réservoir Cabonga dans le bassin de la rivière Gatineau vers le réservoir Dozois (situé à la tête de la rivière des Outaouais) par le barrage Barrière. La dérivation Cabonga-Dozois est ouverte afin d’assurer un débit moyen pour satisfaire les besoins de production hydroélectrique sur l’Outaouais supérieur. La rivière Mattawa suit son cheminement naturel au travers de la région d’Algonquin Highlands, entre le lac Nipissing et la rivière des Outaouais. Elle passe à 3,5 km à l’est du lac Nipissing et s’allonge à l’est le long d’une ancienne ligne de faille, pour se jeter dans la rivière des Outaouais. À une autre époque, la rivière Mattawa reliait les lacs Supérieur et Huron à la rivière des Outaouais.
Importance écologique : La vallée de la rivière des Outaouais abrite plus de 24 espèces menacées reconnues à l’échelle provinciale ou nationale, notamment le petit blongios, la tortue ponctuée et le ginseng à cinq folioles. Son microclimat, son sable et son substratum de calcaire offrent de fertiles habitats de zones humides et de forêts, où la faune et la flore est la plus hétéroclite. Bien que cette région soit la plus menacée du Canada, elle abrite les écosystèmes les plus variés du Québec sur le plan biologique. (Source : Conservation de la nature Canada)
Une faune unique et variée de moules d’eau douce fait de la rivière des Outaouais son gîte. Cette faune incomparable comprend au moins 14 espèces différentes (27 % de la faune canadienne de moules d’eau douce), chacune étant reliée à un poisson hôte particulier qui assure la dispersion en aval et en amont des larves glochidies. Dans plusieurs zones de la rivière des Outaouais, la densité des moules d’eau douce dépasse habituellement 100 individus au mètre carré, ce qui représente une très grande quantité de moules comparativement à la quantité de moules que l’on retrouve dans les rivières de l’est du Canada. (Source : André Martel – Musée canadien de la nature)